Dénivelé mêle manipulation d’objets et radiophonie dans des rapports poreux entre arts vivants et arts visuels. Afin de nous saisir de l’espace de la montagne sur un plateau de théâtre, nous nous nourrissons de documents scientifiques, de références populaires mais aussi de souvenirs personnels issus de collectes réalisées pendant nos différentes résidences. Ces souvenirs collectés ainsi que les sons produits par les objets au plateau sont retravaillés par une radio FM créée en direct et rediffusée à travers de postes placés au sein du public. Nous tentons ainsi de composer un sentiment de montagne, afin d’en saisir les contours, les réalités et la fascination qu’elle provoque chez ceux qui la traversent et qui l’habitent. À partir de ces expérimentions se forme un paysage visuel, mécanique et sonore qui raconte une tension sensible entre l’exaltation pour les sommets et la réalité pragmatique d’une plaque verglacée sur laquelle on glisse.