Le collectif

Milieu de Terrain est formé en 2017 par les scénographes, Floriane Jan et Clémentine Cluzeaud. Le collectif est né de l’envie commune de porter des projets où la scénographie est la matrice de la fiction. Elle occupe le plateau de manière vivante et ne se limite plus à une pratique d’atelier en soutien d’un texte. La manipulation d’objet et d’espace devient l’enjeu dramaturgique de la création. Milieu de Terrain ne se restreint pas aux boîtes noires des salles de théâtres, déplaçant la question de la narration vers l’installation et la performance. Le collectif travaille actuellement à sa première création Dénivelé, pièce burlesque et sensible sur l’attraction pour les cîmes.

Clémentine Cluzeaud
Formée à la scénographie à l’université d’Aix-en-Provence en parallèle à des études de philosophie, elle poursuit son cursus à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, en section scénographie où elle obtient son DNSEP en 2012 avec les félicitations du jury. Elle travaille aux côtés de La Machine (Nantes) et Ilotopie (Port- St-Louis-du Rhône) et partage sa pratique entre le théâtre comme scénographe et l’opéra en tant qu’accessoiriste. Elle créée des installations in situ avec des plasticiennes (Gretel Weyer, Célie Falières). Elle s’engage aux côtés de compagnies telles Placement Libre et L’Empreinte de la Vouivre qui placent l’espace et l’objet au coeur de leurs recherches. Elle participe également à la mise en scène et à la dramaturgie de la nouvelle création de la compagnie La Découpe. En 2015, elle entame un doctorat intitulé «La scénographie peut-elle faire oeuvre pour elle-même?» au sein du laboratoire CLARE de l’Université de Bordeaux-Montaigne.

Floriane Jan
Après avoir entamé ses études en Mise à Niveau Arts Appliqués à Montaigu puis en BTS Design d’espace à l’ENSAAMA Olivier de Serre, elle entre ensuite en section scénographie à l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Animée par les questions d’infra-ordinaire, de manipulation et de bruitage, elle crée lors du DNSEP, une pièce à partir du texte Alchimie du Verbe d’Arthur Rimbaud, avec 9 comédiens et 136 objets. Ce spectacle est sélectionné au NEW/NOW festival à Amsterdam en 2015. Elle développe sa pratique de scénographe et d’accessoiriste pour le théâtre et le cinéma, ainsi qu’en machinerie et construction pour différentes institutions ou festivals (TNS, TJP, Festival MIMA, Kunstenfestivaldesarts à Bruxelles). Elle collabore avec des metteurs en scène tels qu’Alice Laloy (S’appelle Reviens), Patrick Sims (Les Antliaclastes), Jean-Baptiste Calame (ASBL Les Viandes Magnétiques – BE) ou la compagnie Crabs and Creatures (DE).

Thomas Lasbouygues
Après ses études à la Haute Ecole des Arts du Rhin à Strasbourg (DNSEP 2011), il développe des recherches autour du langage et des outils de communication en solo ou en collaboration avec différents artistes. Ce travail donne lieu à des installations, des vidéos, des performances, ou/et du son. Il réalise plusieurs installations sonores radiophoniques pour l’exposition Windy City Challenger (2013) et Datamatrix (2015). Membre actif du collectif PEZCORP, il participe à la Nuit Blanche au Grand Palais, Paris (2015), développe des projets itinérants comme le Projet-Elina avec Guillaume Barth (2014) et le projet Yarns avec Vincent Chevillon (2015), Il participe également au parcours d’art contemporain Exoplanète Lot (2016). En décembre 2016, il participe à de la Biennale Kochi-Muziris 2016, en organisant une exposition collective avec les étudiants de Srishti Institut d’Art, Design et Technologie en Inde.

David Séchaud
D’abord influencé par l’univers de la marionnette, du clown et de la danse à travers différents stages, il entre à l’École Supérieur des Arts Décoratifs de Strasbourg (HEAR) pour se former à l’atelier de scénographie. Il participe à des interventions artistiques dans la ville avec Agrafmobile (Nuit Blanche, Paris, 2007), le Bruit du frigo (La Chaufferie, Strasbourg, 2010) et dans le cadre de l’exposition 50/60 Milobela (Kinshasa, RDC, 2010). Pour la scène, il travaille régulièrement comme accessoiriste (Opéra National du Rhin) et est scénographe pour Opening Night (Aix-en-Provence, 2013) et pour la Cie Le Mythe de la Taverne : La Grâce (2015).
Dans sa pratique, il questionne son rapport à l’objet entre scénographie et jeu notamment avec la Cie L’Accord Sensible : Champs d’Appel (2012) et Massif Central (2015) et avec Canons (2014) porté par le chorégraphe C. Leblay. Dans cette même recherche, il fonde la Compagnie Placement libre et crée Monsieur Microcosmos (2014) et Archivolte(2017).

Ondine Trager
Après une licence en arts du spectacle à l’Université de Strasbourg, Ondine Trager intègre en 2011 la section Régie de l’École du TNS. Au sein de l’école, Ondine réalise la lumière pour Splendid’s (mise en scène de Vincent Thépaut) et travaille parrallèlement à l’écriture de la pièce : Le grand écart ou comment est-il possible d’être souple tout en se tenant ferme?. Projet qu’Ondine mettra en scène à sa sortie d’école en 2014. Depuis Ondine se dirige vers la conception lumière et collabore avec Jean-Marc Eder (La grâce et Freetime), Tomeo Vergés (Coming outMeurtres d’intérieurs et PRIMAL), Antoine Gindt (Iliade l’amour), Benjamin Abitan (Temps de pose, Le grand trou), Marie Marfaing (Lignes de fuite). De projets en projets, Ondine oriente son travail vers une conception dynamique de la lumière qui vient éprouver et mettre en jeu les mouvements rythmiques du plateau. Dans sa présence cinétique et visuelle la lumière participe de la dramaturgie d’ensemble. Quand l’occasion se présente, la lumière est activée par un régisseur à vue qui devient performeur d’une conduite. C’est dans le prolongement de ces recherches qu’Ondine collabore aujourd’hui avec Juliette Steiner – Cie Quai numéro 7, sur AphrodITLes bonnes (création en cours) avec Paul Schirck pour Cosmik-Debris (No mater) ainsi qu’avec Antoine Cegarra pour son projetHantologie(s).